Dix visages, dix engagements, une même conviction : la paix se construit chaque jour
Et si la paix avait un visage ?
Et si elle se racontait à travers les gestes de celles et ceux qui, souvent loin des projecteurs, consacrent leur énergie à rapprocher les communautés, à transmettre, à écouter, à prévenir les conflits et à créer des espaces de dialogue ?
Le Prix National de la Paix (PRINAP) est né de cette conviction.
Au Stade Général Seyni Kountché, la première édition du PRINAP s’est achevée dans une atmosphère empreinte d’émotion, de fierté et de reconnaissance. À travers la commémoration de la journée national de la paix, LAC-LAC Network a choisi de mettre en lumière dix personnes et organisations dont les parcours et les engagements témoignent d’une réalité essentielle : la paix n’est pas seulement une aspiration. Elle est aussi une somme d’actions concrètes, portées chaque jour par des femmes, des hommes et des institutions.
La paix ne commence pas dans les grands discours
Elle commence parfois dans une salle de classe.
Dans une conversation qui permet d’éviter un conflit.
Dans une médiation qui rétablit le dialogue entre deux communautés.
Dans une initiative portée par un jeune.
Dans l’engagement d’une femme.
Dans une œuvre artistique qui fait réfléchir.
Dans une institution qui choisit de transmettre plutôt que de diviser.
C’est cette paix du quotidienne que le PRINAP a voulu raconter.
Car derrière chaque distinction remise lors de cette première édition, il y a avant tout une histoire d’engagement.
Dix lauréats, dix manières de servir la paix
Pour cette première édition, cinq personnalités et cinq organisations ont été distinguées dans différentes catégories.
Ici les femmes et les hommes qui font de la paix un engagement
Mamoudou Djibo, lauréat du prix Jeune Artisan de Paix, incarne cette jeunesse qui refuse de rester spectatrice et choisit de prendre part à la construction de son avenir.
Le prix Femme Artisane de Paix a été décerné à Hadiza Ibro, mettant en lumière la contribution essentielle des femmes aux dynamiques de paix et de cohésion sociale.
Dans le domaine de la prévention, Aboukar Issa a reçu le prix du Médiateur et Préventeur de Conflits, rappelant combien l’écoute, la médiation et le dialogue peuvent contribuer à désamorcer les tensions.
Parce que la paix s’apprend aussi, le prix Éducateur à la Paix a été attribué à Habibou Moumouni.
Enfin, le prix Artiste pour la Paix a distingué Aicha Macky, soulignant la force de l’art comme moyen de raconter nos réalités, de questionner la société et de faire passer des messages qui touchent bien au-delà des mots.
Aussi ses organisations qui contribuent autrement à la paix
La paix est également une œuvre collective.
C’est pourquoi le PRINAP a choisi de distinguer des organisations et institutions qui, chacune à leur manière, contribuent à renforcer le tissu social.
Le Conseil National de la Jeunesse du Niger (CNJN) a reçu le prix Organisation de Jeunesse pour la Paix, mettant en avant la place de la jeunesse dans les initiatives de paix.
Le prix Organisation de Femmes a été attribué à l’ONG FAD, en reconnaissance de la contribution des organisations féminines à la cohésion sociale.
Pour son engagement dans le domaine de la Consolidation de la Paix, l’ONG RECUP a également été distinguée.
L’Université de Diffa a reçu le prix Institution pour la Cohésion Sociale, illustrant le rôle que peuvent jouer les institutions académiques dans la construction du dialogue et du vivre-ensemble.
Enfin, le prix Secteur Privé pour la Paix a été décerné à Ibrah Events, rappelant que le secteur privé peut lui aussi prendre part aux dynamiques qui contribuent à une société plus pacifique.
Au-delà des trophées, une reconnaissance
Un prix ne résume jamais un engagement.
Il ne raconte pas toutes les heures consacrées à une cause, toutes les conversations menées dans l’ombre, toutes les difficultés surmontées ou toutes les personnes accompagnées.
Mais il peut faire quelque chose d’essentiel : dire merci.
Merci à celles et ceux qui choisissent le dialogue lorsque la confrontation semble plus facile.
Merci à celles et ceux qui créent des ponts lorsque les différences risquent de devenir des barrières.
Merci à celles et ceux qui transmettent aux générations futures l’idée que la paix est possible et qu’elle mérite d’être défendue.
C’est peut-être là toute la portée du PRINAP : donner de la visibilité à l’engagement et rappeler que chaque contribution compte.
Une première édition, mais surtout un début
Cette première édition du Prix National de la Paix ne constitue pas une fin. Elle ouvre une nouvelle page.
Une page où les expériences positives peuvent être racontées, où les initiatives locales peuvent être valorisées et où les acteurs de paix peuvent trouver davantage de reconnaissance et de visibilité.
Pour LAC-LAC Network, cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large : contribuer à faire de la paix une responsabilité collective et à encourager les citoyens, les jeunes, les organisations, les institutions et le secteur privé à prendre leur part dans cette construction.
Parce qu’un Niger plus uni et plus solidaire ne se construit pas uniquement dans les grandes décisions.
Il se construit aussi dans nos quartiers, nos villages, nos écoles, nos familles, nos associations, nos institutions et nos espaces de travail.
Et si nous étions tous des artisans de paix ?
La cérémonie est terminée. Les trophées ont été remis. Les applaudissements se sont éteints.
Mais le message, lui, demeure.
Les dix lauréats de cette première édition nous rappellent une chose simple : la paix est une responsabilité partagée.
Nous n’avons peut-être pas tous le même rôle, les mêmes moyens ou les mêmes responsabilités. Mais nous pouvons tous, à notre manière, contribuer à faire grandir le dialogue, la tolérance, la solidarité et le respect.
La première édition du PRINAP nous invite ainsi à regarder au-delà des dix lauréats.
À reconnaître celles et ceux qui agissent autour de nous.
À encourager les initiatives qui rapprochent.
Et surtout, à comprendre que la paix que nous souhaitons pour notre pays commence aussi par les gestes que nous posons aujourd’hui.
Félicitations aux dix lauréats du PRINAP.
Et merci à toutes celles et ceux qui, chaque jour, choisissent de construire plutôt que de diviser.
La paix se raconte. La paix se célèbre. Mais surtout, la paix se construit.
🕊️ Bonne Journée internationale de la paix à toutes et à tous.


























































































































