Relais d'action, Témoignages, Uncategorized

Revendications des détenus et de leurs proches (19 novembre 2020)

TEXTE RÉSUMÉ (ci-dessous le texte intégral)

Aujourd’hui le roi visite les détenus à la Prison de Huy. Visite exceptionnelle pour une situation exceptionnelle? Il n’en est rien. La situation en prison est de tout temps insoutenable pour les personnes concernées, et la gravité accrue en pandémie dure depuis maintenant 8 mois. Ce n’est plus quelque chose de nouveau ou d’exceptionnel.

Cela dure maintenant depuis plus de 8 mois. Depuis 8 mois, les détenu.e.s et leurs proches souffrent de conditions indignes et du silence des autorités. Depuis 8 mois aussi, ils et elles s’organisent pour dénoncer la réalité à l’intérieur des murs. Des associations ont fait de même, des manifestations ont eu lieu, les autorités compétentes et commissions de défense ont été averties à de nombreuses reprises des dysfonctionnements actuels… et rien ne change. La situation de crise actuelle révèle une fois de plus la violence du système carcéral, et les problèmes rencontrés aujourd’hui proviennent directement des fonctionnements qui ont lieu en tout temps.

Aujourd’hui, nous, détenu.e.s, familles et personnes solidaires, concernant 12 prisons belges (Andenne,Tournai, Nivelles, Saint-Gilles, Mons, Forest, Marche-en-famenne, Jamioulx, Leuze, Lantin, Huy, Turnhout, Marneffe), réaffirmons clairement les six revendications reprises ci-dessous. Par dessus tout, nous réclamons notre droit à être entendu.e.s, ainsi que notre besoin de défendre le peu qu’il nous reste. Ces revendications viennent d’une réalité brute vécue au quotidien par 10 000 personnes et leurs familles. Elles sont issues d’une lutte désespérée menées par des détenu.e.s, des familles et des personnes solidaires depuis des mois.

Revendications des détenu.e.s et leurs proches:

1) Concertation obligatoire des détenu.e.s et leurs proches

Nous revendiquons la concertation obligatoire des détenu.e.s et leurs proches dans toute décision de gestion à intérêt collectif en milieu pénitentiaire: mesure qui se doit immédiate, pour pouvoir réagir à la situation particulière d’aujourd’hui, et pérenne dans le temps, pour rendre la prison moins violente, en tout temps.

2) Droit inconditionnel aux visites

Nous revendiquons un droit aux visites inconditionnel. Si ce droit peut tenir compte de réglementations raisonnables, les visites ne peuvent jamais être suspendues totalement. Le besoin de contact est essentiel, n’est pas “secondaire”.

3) Traitement humain des détenu.e.s et leurs proches

Nous revendiquons à être considéré.e.s comme les autres membres de la société, nous ne valons pas moins. Nous exigeons un minimum de qualité de vie, que cela soit au niveau financier, sanitaire ou social.

4) Cohérence des mesures sanitaires

Nous revendiquons une cohérence dans les mesures sanitaires, entre ce qui est demandé à l’intérieur des prisons et ce qui se passe à l’extérieur, entre ce qui est exigé des détenu.e.s et ce qui est exigé des agents pénitentiaires et finalement, entre ce qui est interdit aux détenu.e.s et ce qui n’est pas

rendu possible pour améliorer leurs conditions sanitaires.

5) Maintien des aménagements de peines

Nous revendiquons le retour des aménagements de peines, des permissions de sortie et des congés pénitentiaires. Nous ne voulons pas payer plus chèrement encore le prix de notre incarcération.

6) Libérations

Nous revendiquons la libération d’un maximum de détenu.e.s. Nous revendiquons le respect du droit de chacun.e de protéger sa santé en retrouvant un environnement sain.

Ces revendications sont nécessaires aujourd’hui et immédiatement. Nous continuerons à nous organiser ensemble, à se faire entendre, jusqu’à ce que ça change, que cette situation cesse.

TEXTE INTEGRAL

Aujourd’hui le roi visite les détenus à la Prison de Huy. Visite exceptionnelle pour une situation exceptionnelle? Il n’en est rien. La situation en prison est de tout temps insoutenable pour les personnes concernées, et la gravité accrue en pandémie dure depuis maintenant 8 mois. Ce n’est plus quelque chose de nouveau ou d’exceptionnel.

Cela dure maintenant depuis plus de 8 mois. Depuis 8 mois, les détenu.e.s et leurs proches souffrent de conditions indignes et du silence des autorités. Depuis 8 mois aussi, ils et elles s’organisent pour dénoncer la réalité à l’intérieur des murs. Des associations ont fait de même, des manifestations ont eu lieu, les autorités compétentes et commissions de défense ont été averties à de nombreuses reprises des dysfonctionnements actuels… et rien ne change. La situation de crise actuelle révèle une fois de plus la violence du système carcéral, et les problèmes rencontrés aujourd’hui proviennent directement des fonctionnements qui ont lieu en tout temps.

Aujourd’hui, nous, détenu.e.s, familles et personnes solidaires, concernant 16 prisons belges (Andenne, Tournai, Nivelles, Saint-Gilles, Mons, Forest, Marche-en-Famenne, Jamioulx, Leuze-en- Hainaut, Lantin, Huy, Turnhout, Marneffe, Hasselt, Leuven Centraal, Merkplas), réaffirmons clairement les six revendications reprises ci-dessous. Par dessus tout, nous réclamons notre droit à être entendu.e.s, ainsi que notre besoin de défendre le peu qu’il nous reste. Ces revendications viennent d’une réalité brute vécue au quotidien par 10 000 personnes et leurs familles. Elles sont issues d’une lutte désespérée menées par des détenu.e.s, des familles et des personnes solidaires depuis des mois.

Revendications des détenu.e.s et leurs proches

1) Concertation obligatoire des détenu.e.s et leurs proches


En 2018, une loi prévoyait des OCD (Organe de Concertation des Détenus) dans chaque prison belge. Aujourd’hui, peu de prisons en comptent et ces organismes ne servent qu’à rendre l’avis des détenus consultatifs, exclut les familles et ne permet en rien une co-décision avec les premiers intéressés. Voici un compte-rendu actuel des concertations effectuées dans certaines prisons concernant la gestion de la crise de la pandémie:

Mons: 0 concertation.
Marche: 1 concertation suite à un refus de rentrer du préau. Saint-Gilles: 0 concertation.
Marneffe : 0 concertation.
Andenne: 0 concertation.
Hasselt: 0 concertation.
Nivelles: 0 concertation.
Leuze: 0 concertation.
Ittre: 0 concertation.
Jamioulx: 0 concertation.
Namur: 0 concertation.
Arlon: 0 concertation.
Lantin: 0 concertation.

Par ailleurs, les détenu.e.s ont depuis le 1e octobre 2020 le droit de plainte devant le Conseil Central de Surveillance Pénitantiaire (CCSP). Si la mise en place de cette mesure est importante, elle se révèle en réalité inadéquate face aux mesures actuelles de suppression des visites, des PS et des CP pour les détenu.e.s. En effet, ces plaintes ne peuvent concerner que des décisions administratives individuelles et seraient irrecevables concernant des mesures nationales. Il est possible de remettre en question des sanctions mais pas de porter des revendications collectives. De plus, de nombreux.ses détenu.e.s témoignent du manque d’anonymat de ces plaintes, ce qui fait peser sur eux la peur de représailles de la part des agent.e.s qui, les menacent entre autres de les transférer.

Le constat est clair. Rien n’est réellement prévu pour que celles et ceux touché.e.s par la prison soient réellement entendus. Aujourd’hui, les premiers et premières concerné.e.s sont les détenu.e.s et leurs familles, et pourtant ils restent exclu.e.s de ce qu’ils vivent au quotidien, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Nous revendiquons la concertation obligatoire des détenu.e.s et leurs proches dans toute décision de gestion à intérêt collectif en milieu pénitentiaire: mesure qui se doit immédiate, pour pouvoir réagir à la situation particulière d’aujourd’hui, et pérenne dans le temps, pour rendre la prison moins violente, en tout temps.

2) Droit inconditionnel aux visites

Il y a 7 mois, le 13 mars 2020, les visites ont été suspendues . Depuis, il y a eu un rétablissement de visites sans contact physique, puis l’autorisation de ces contacts a été annoncé avec pour conséquence directe les grèves des agents pénitentiaires! Ces derniers ont court-circuité ce retour des contacts, ensuite la deuxième vague a eu lieu. En tout, sur 7 mois, les détenu.e.s et leurs familles ont eu en moyenne 2 semaines de contact physique.

Les personnes incarcérées n’ont aucun autre “contact choisi” que celui qu’il vit lors des visites. Ce droit au contact ne devrait pas être plus restreint en prison qu’à l’extérieur, il est d’autant plus indispensable pour les personnes enfermées.

“On m’a interdit d’aller voir ma compagne qui a accouché il y a 3 mois, et depuis je n’ai toujours eu aucun contact”, un détenu de la prison de Mons.

Les détenu.e.s ne sont pas non-essentiels, ils ne peuvent pas être fermés” rigolait cyniquement et avec désespoir, une femme de détenu (Hasselt).

“Même quand il y avait les visites à tables, on était séparé par des plexiglas. J’hésitais même à y aller, c’était trop dur de se voir et de ne pas pouvoir se toucher, si on craquait, il risquait l’isolement”, femme d’un détenu de Huy.

“Ça devient à un point où on n’arrive plus à penser à autre chose que ces contacts physiques, mais on peut toujours pas en vivre. On est réduit à rien du tout, prêts à se mettre à genoux pour un toucher”, femme d’un détenu à Andenne.

“Vous savez, je n’ai même pas su aller voir mon compagnon lorsqu’ils ont remis les visites car ils (la prison) interdisaient les personnes en visite d’aller au toilette, mais moi j’ai été opérée et j’ai certificat médical mais ça ne changeait rien. J’ai pas vu mon compagnon, j’ai souffert”, une femme de détenu.

Nous revendiquons un droit aux visites inconditionnel. Si ce droit peut tenir compte de réglementations raisonnables, les visites ne peuvent jamais être suspendues totalement. Le besoin de contact est essentiel, n’est pas “secondaire”.

3) Traitement humain des détenu.e.s et leurs proches

La question des visites est directement liée au traitement spécial que vivent les détenu.e.s et leurs familles. Systématiquement, les mesures sont plus restrictives en prison qu’à l’extérieur, alors que la détention est une privation de “liberté” et non de dignité! Il ne reste déjà presque plus rien aux détenu.e.s.

Plusieurs prisons n’ont pas de toilettes dans la cellule, pas d’eau courante, pas de douche alors qu’une des mesures sanitaires recommandée sont de se laver régulièrement les mains au savon…
Le temps de pandémie interdit le travail aux détenus alors que le prix des cantines explose de près de 20% sur certains produits. Certes, un crédit de téléphone est octroyé mais il est totalement dérisoire par rapport aux besoins financiers et à l’augmentation des appels téléphoniques vu la suspension des visites. Sans parler de la limitation des préaux, de la suppression des activités dans certaines prisons…

Les détenu.e.s et leurs familles reçoivent toujours un traitement de dé-faveur par rapport au reste de la société, alors que cela dépasse ce qu’est imposé par la condamnation. Nous sommes également en permanence moins écouté et recevons moins d’attention concernant notre situation et nos besoins.


Nous revendiquons à être considéré.e.s comme les autres membres de la société, nous ne valons pas moins. Nous exigeons un minimum de qualité de vie, que cela soit au niveau financier, sanitaire ou social.

4) Cohérence des mesures sanitaires

Cette incohérence entre les mesures dans le monde extérieur et celles appliquées au sein des établissements pénitentiaires reflètent le mépris que les personnes incarcérées subissent. Cette incohérence se retrouve également au sein de mesures sanitaires et de manière encore plus visible dans la différence d’exigence entre les agents pénitentiaires et les détenu.e.s.

Mesures et situation actuelles:

Andenne:

Activités : suspendues Travail: limité
Crédit d’appel: octroyé Douches: ok

Tournai :

Travail: fonctionnel
Crédit d’appel: 10 euros /semaine


Nivelles:

Activités : suspendues
Travail: suspendu
Crédit d’appel: octroyé
Visio-conférences: annulées.
Autres: 1 heure de préau par jour, pas de “porte ouverte”.

Namur :

Activités: maintenues
Travail: maintenu
Crédit d’appel : 10 euros par semaine
Visio-conférences : Ok.
Autres : cantines avec de nombreux produits supprimés, douches OK. Port du masque par les gardiens pas respecté.

Saint-Gilles:

Activités : Suspendu.
Visio-conférences: Suspendues depuis octobre. Autres: douche ok

Mons:

Travail: Rétabli depuis peu.
Activité : jamais eu.
Visio-conférence : 30 minutes par semaine.
Autres: Aile C bloquée durant une longue période (donc ni douche, ni préau).

Forest:

Autres: insalubre , ailes A et B pas de toilette en cellule, pas d’eau.

Marche-En-Famenne:

Activités : suspendues
Travail: suspendu pour la plupart, encore un peu pour certains Crédit d’appel: pas encore reçu (vendredi 20/11 normalement) Visio-conférences:2 par semaines /20 minutes chacune Autres: 10 euros crédit d’appel, 2 préaux par jour

Jamioulx :

Activités : préaux maintenus
Crédit d’appel: 10 euros / semaine.
Visio-conférences: 1 par semaine
Autres: 2x 30 min semaine, douches ok, préaux ok, dépôt linge 1X / semaine, suppression cours de

français.

Leuze-en-Hainaut:

Activités : maintenues.
Travail: ok
Crédit d’appel: 10 euros / semaine. Visio-conférences: 20 min/ semaine
Autres:, douches ok, préau ok, toujours pas de linge.

Lantin:

Crédit d’appel: octroyé Visio-conférence: fonctionnelles

Huy:

Activités : suspendues
Travail: suspendu
Crédit d’appel: octroyé
Autres: préau, douches et téléphones limités.

Turnhout :

Crédit d’appel: 10euros / semaine
Visio-conférences: 20 minutes appel vidéo / semaine.
Autres: 3 sorties par jour, pas de sortie ou dépôt de vêtements, masque obligatoire sortie de cellule.

Marneffe:

Travail: suspendu.
Autres: interdiction d’ouvrir fenetre lors de preaux, suspension des douches du 24 octobre au 12 novembre.

Le constat est clair et scande par lui même l’incohérence.
Les visites, les activités pour les détenu.e.s, plusieurs services extérieurs, les aménagements de peines et dans plusieurs endroits les douches sont interdits à plusieurs endroits.
Dans un contexte préoccupant sanitairement, les douches ont même été suspendues ou ne sont pas accessibles, il est également interdit ou impossible d’ouvrir les fenêtres.
Parallèlement, le danger que représentent les allers-retours des agents est totalement nié.
Les agents pénitentiaires ne portent pas toujours le masque comme les mesures sanitaires l’impose. La plupart d’entre eux ne respectent pas les mesures de distanciation alors que ce sont les premiers à exiger la suppression de tout contact entre les détenus et leurs familles.

Nous revendiquons une cohérence dans les mesures sanitaires, entre ce qui est demandé à l’intérieur des prisons et ce qui se passe à l’extérieur, entre ce qui est exigé des détenu.e.s et ce qui est exigé des agents pénitentiaires et finalement, entre ce qui est interdit aux détenu.e.s et ce qui n’est pas rendu possible pour améliorer leurs conditions sanitaires.

5) Maintien des aménagements de peines

Si les mesures varient selon les établissements, une mesure tragique est commune à toutes les prisons: la suspension des permissions de sorties (ps), les congés pénitentiaires et l’effectivité des TAP. Les détenu.e.s qui doivent normalement sortir temporairement pour différentes raisons

(travail, suivi psychologique ou médical, …) se voient bloqué.e.s à l’intérieur des murs. D’autre part, les détenu.e.s dont la peine devait être réduite ne sont plus suivi.e.s, ils et elles se retrouvent donc à purger plus qu’ils ne devraient. Cela est insoutenable psychologiquement et ne fait aucun sens, peu importe l’objectif souhaité de la prison.

Nous revendiquons le retour des aménagements de peines, des permissions de sortie et des congés pénitentiaires. Nous ne voulons pas payer plus chèrement encore le prix de notre incarcération.

6) Libérations

Plus que des aménagements de peines, qui entrainent systématiquement une prolongation de l’exécution de la peine d’emprisonnement, il est nécessaire de procéder à des libérations. On sait que les prisons belges sont surpeuplées : on enferme toujours plus et les détenu.e.s se retrouvent toujours plus nombreux dans une grande promiscuité. Cette situation est grave de manière générale, et devient encore plus critique en temps de pandémie. Les contacts forcés (entre détenu.e.s, et entre détenu.e.s et gardien.ne.s) et le manque d’hygiène causés par les conditions de détention font des prisons des foyers de pandémie très dangereux. La seule manière de freiner ces conditions indignes est de désengorger les cellules. Il est urgent de libérer des personnes incarcérées. Il s’agit de la seule mesure pouvant réellement diminuer les risques sanitaires.

Nous revendiquons la libération d’un maximum de détenu.e.s. Nous revendiquons le respect du droit de chacun.e de protéger sa santé en retrouvant un environnement sain.

Ces revendications sont nécessaires aujourd’hui et immédiatement. Nous continuerons à nous organiser ensemble, à se faire entendre, jusqu’à ce que ça change, que cette situation cesse.

Signatures

La CLAC (Le Collectif de Luttes Anti-Carcérales) N.L. (détenu à Mons)
Y.H. (détenu à Mons)
T.F. (détenu à Mons)

Serge Thiry (ancien détenu) P.E. (détenu à Mons)
Z.A. (détenu à Mons)
D.U. (détenu à Mons) A.Z.(détenu à Mons)

R.H. (détenu à Mons)
R.A. (détenu à Mons)
H. D. (compagne de détenu à Saint-Gilles) O.P. (détenu à Ittre)
Z.H. (détenu à Ittre)
Q.V. (détenu à Ittre)
M.T. (détenu à Ittre)
L.B. (détenu à Ittre)
U.M. (détenu à Ittre)
A.S. (détenu à Ittre)
T.M. (détenu à Ittre)

L.L. (détenu à Forest)
M.H. (détenu à Forest)
G.P. (détenu à Forest)
M.O. (détenu à Nivelles)
K.E. (détenu à Nivelles)
P.E. (détenu à Nivelles)
A.W. (détenu à Nivelles)
Carina (compagne de détenu à Leuven Centraal) D. V. (femme de détenu à Andenne)

M.J (femme de détenu à Marneffe)
P.C (mère de détenus à Marneffe)
M.B (mère de détenu à Andenne)
C.E (femme de détenu à Leuze-en-Hainaut) C.H.(détenu à Marche-en-Famenne)

G.C. (détenu à Marche-en-Famenne) K.Z. (détenu à Marche-en-Famenne) A.S. (détenu à Jamioulx)
Q.H. (détenu à Marche-en-Famenne) I.B. (détenu à Marche-en-Famenne) F.B. (détenu à Marche-en-Famenne) G.A. (détenu à Saint Hubert)

O.J. (détenu à Marneffe)
T.S. (détenu à Andenne)
L.M. (compagne de détenu à Andenne)
B.K. (détenu à Marneffe)
B.L. (beau-père de détenu à Andenne)
A.L. (femme de détenu à Ittre)
M.S. (compagne de détenu de Lantin)
Amélie Guebel (femme de détenu à Arlon)
LLB (femme de détenu de Huy)
V.V. (femme de détenu prison de Ittre)
H.M. (détenu prison de Huy)
Chritelle Robaye (femme de détenu à Marche-en-Famenne) Vbk S (détenu à Marche-en-Famenne)
I.M. (femme de détenu à Jamioulx)
A.A. (compagne de détenu à Andenne)
M.B. (épouse de détenu à Namur)
G.D. (détenu à Andenne)
P.S. (femme de détenu à Marneffe)
D.R. (détenu à Marneffe)
D.J. (père de détenu à Marneffe)
D.R. (mère de détenu à Marneffe)
C.F. (femme de détenu à Leuze-en-Hainaut)
S.D. (détenu à Leuze-en-Hainaut)
Van Dam Ctherin (mère de détenu à Marche-en-Famenne) XVD (détenu à Marche-en-Famenne)
F.C. (détenu à Ittre)
V.V. (compagne de détenu à Andenne)
Alfred Verschueren (détenu à Marche-en-Famenne)
J.M. (détenu à Andenne)
VM. J. (femme de détenu à Tournai)
D.D. (détenu à Tournai)

D.S. (femme de détenu à Forest)
G.C. (femme de détenu à Jamioulx)
H.A. (détenu à Jamioulx)
L.B. (compagne de détenu à Mons)
J.P (détenu à Forest)
R.O. (détenu à Mons)
C.G. (maman de détenu à Andenne)
B.P. (compagne de détenu à lantin)
C.a. (détenu à Jamioulx)
T.j. (détenu à Jamioulx)
F.a. (détenu à Jamioulx)
I.G, F.B (famille de détenu à Hasselt)
V.C, W.B, R.S, M.S (famille de détenu à Hasselt) D.S, (famille de détenu à Hasselt)
Dominique C. (proche de détenu à Merksplas) M.D (famille de détenu à Hasselt)
L.B. (proche de détenu à Leuven Centraal)
V.L (parent de détenu à Hasselt)
H.B (sœur de détenu à Hasselt)
J.G (belle mère de détenu à Hasselt)
N.B (ami de détenu à Hasselt)
Marion P. (femme de détenu à Louvain-Hulp)
I. P. (proche de détenu)
C. P. (proche de détenu)
Ch. P. (proche de détenu)
S.R. (femme de détenu à Marneffe)
B. S. et B . N. (soeurs de détenu à Marneffe)

L’utilisation des initiales s’explique par la répression qui peut s’abattre sur les détenu.e.s et leur proches lorsqu’ils et elles prennent la paroles.